Equipe de France : un premier tour mitigé

 

Après les échecs dès le premier tour lors de l'Euro 2008 et le Mondial 2010, les Bleus réussissent enfin à franchir la première marche de la compétition malgré un bilan mitigé, des inquiétudes et une deuxième place qui fait peur.

 

Un nul, une victoire et une défaite. L'équipe de France a su faire jeu égal avec l'Angleterre, sans Rooney, qui finit premier du groupe mais perd contre la Suède, les derniers qui restaient sur deux revers de suite. Voilà tout le paradoxe d'un collectif parfois peu stable, des attaquants jouant à un niveau moindre alors qu'ils évoluent dans les plus grands clubs européens et une défense bancale. Heureusement, le groupe D était peu relevé, l'Angleterre en tête malgré un standing en baisse et deux pays mineurs du football seulement portés par deux stars : Ibrahimovic pour la Suède et Schevchenko pour l'Ukraine. La France avait donc la place ! Elle n'a su saisir sa chance qu'à moitié. La deuxième place est donc une déception car l'adversaire des Bleus en quarts n'est autre que l'Espagne, les tenants du titre ont soufferts contre la Croatie dans leur groupe mais finissent premier devant des italiens en manque de confiance. Impossible n'est pas français donc l'espoir subsiste mais difficile de croire à un renversement de la Furia Roja par une équipe de France et surtout une défense aux abois contre la Suède. Le niveau de jeu devra monter d'un cran et des changements devront être effectués pour espérer exister. La suspension de Mexes laisse penser à une titularisation probable de Koscielny, en espérant que son tandem avec Rami (jusqu'ici en manque d'assurance) permettra d'arrêter l'attaque espagnole, toujours décisive.

Le principal manque dans la composition de l'Equipe de France est peut-être la présence d'un vrai meneur de jeu. Depuis la retraite de Zidane, jamais un joueur a réussi à s'imposer plus longtemps que quelques matchs. Gourcuff non-retenu et ayant perdu son football à Lyon, c'est à Nasri que Laurent Blanc a confié les clés du jeu tricolore. Malheureusement, le joueur de Manchester City ne parvient pas à s'imposer et laisse trop souvent Ribery la charge de créateur par ses accélérations ou à Alou Diarra par ses relances défensives.

Le casse tête reprend donc pour le sélectionneur qui va devoir faire des choix en défense centrale, au poste d'arrière gauche (Clichy ou Evra ?), impliquer davantage Nasri et compter sur le talent de Benzema et Ribery pour développer une attaque en berne au fil des matchs, pas assez réaliste et tirant très loin (trop ?) du but adverse. Finalement, la clé du quart de finale sera peut-être la motivation.

 

 

 

Par Corentin V.

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